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Nos publications fournissent des analyses complètes et des perspectives fondées sur des données probantes afin d’éclairer les politiques et de faire progresser la recherche dans ce domaine.
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L’IA comme bien public : Garantir un contrôle démocratique de l’IA dans l’espace informationnel
Le développement et les rapides progrès de l’intelligence artificielle (IA), de l’intelligence artificielle générative et même de l’intelligence artificielle générale (IAG) transforment l’espace mondial de l’information et de la communication à un rythme presque sans équivalent parmi les innovations technologiques récentes.
Les outils d’IA générative permettent à n’importe qui de devenir facilement créateur de contenu. Cependant, l’IA peut inventer des sources, créer de la désinformation et des deepfakes, ce qui amplifie les dangers de la désinformation et du chaos informationnel, lesquels mettent de plus en plus sous tension nos institutions démocratiques.
Les applications de l’IA prennent aujourd’hui des décisions déterminantes dans l’espace de l’information, étant donné que la quantité d’informations disponibles et de contenus créés dépasse les capacités humaines de consommation, de tri, de modération et de vérification. Actuellement, ce sont principalement des entreprises privées qui décident des règles du jeu, notamment des garde-fous sécuritaires et éthiques qu’elles choisissent de mettre en place.
Nos institutions démocratiques doivent prendre les devants dans l’élaboration et la mise en œuvre de principes et règles démocratiques pour gouverner le développement, le déploiement et l’utilisation de tous les aspects de l’IA dans l’espace de l’information. En l’absence de lignes directrices – y compris d’incitations réglementaires – provenant de nos institutions démocratiques, les développeurs et les déployeurs de modèles et d’outils d’IA risquent de saper les fondements mêmes de nos démocraties, reposant sur un écosystème informationnel crédible et légitime.
L’IA est un bien public et nous devons assurer le contrôle démocratique de l’IA dans l’espace d’information et de communication.
Pluralisme de l’Information dans les Algorithmes d’Indexation et de Curation
D’après le Digital News Report 2022 du Reuters Institute, entre 32 et 82% des personnes, selon les pays, utilisent les réseaux sociaux pour s’informer. Cette tendance croissante a permis aux entreprises technologiques de façonner les choix et les normes de communication et, en fin de compte, de structurer l’espace de l’information et de la communication.
Il a été prouvé que la gestion et la valorisation faites des entreprises technologiques ont de plus en plus nui au débat public, en amplifiant les contenus violents et les théories du complot, tout en peinant à promouvoir la diversité des idées et des informations ainsi qu’à favoriser le pluralisme des médias.
Il est urgent de mettre en place de nouveaux garde-fous pour garantir le pluralisme de l’information en ligne. A l’occasion de la conférence UNESCO “Pour un internet de confiance” organisée le 21 février 2023, le Forum sur la démocratie et l’information a publié le rapport du groupe de travail intitulé “Pluralisme de l’information dans la curation et l’indexation des algorithmes” à l’attention des États et des plateformes numériques.
Régimes de responsabilité des réseaux sociaux et de leurs utilisateurs: Pour passer d’un régime d’immunité à un régime de responsabilité en ligne
Le droit classique sur la liberté d’expression (au regard des restrictions raisonnables telles la diffamation et l’injure, les propos de haine et l’apologie de crimes contre l’humanité) n’est pas adapté aux comptes sur les réseaux sociaux, car s’il permet en principe de statuer sur les contenus, il n’apporte pas de garantie effective s’agissant du traitement des comptes eux-mêmes (responsabilités, sanctions, etc).
Les seules règles sur les suspensions ou suppressions et la visibilité des comptes ont été développées par des plateformes, pas par des institutions publiques.
Certains exemples ont montré que la modération des comptes ne saurait être laissée à la seule appréciation des plateformes numériques et réseaux sociaux.
Ainsi devient-il urgent de développer des régimes de responsabilité pour les comptes de réseaux sociaux, fondé sur des principes démocratiques, et mis en œuvre par des institutions publiques.A l’occasion du second Sommet pour l’information et la démocratie, le 22 septembre 2022, le Forum a publié le rapport du groupe de travail intitulé « Des régimes de responsabilité pour les réseaux sociaux et leurs utilisateurs ». S’appuyant sur plus de 80 contributions d’experts internationaux, il développe des régimes de responsabilités spécifiques pour les plateformes numériques et leurs utilisateurs.
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L’accès aux données au-delà de l’UE: explorer les possibilités de l’article 40 du DSA
La Gesellschaft für Freiheitsrechte et le Forum sur l’information et la démocratie ont organisé, le 18 septembre 2025, un atelier visant à explorer comment les dispositions du Digital Services Act (DSA) relatives à l’accès aux données peuvent être utilisées au-delà de l’Union européenne pour renforcer la transparence et la responsabilité.
L’Impératif économique d’investir dans les médias d’intérêt public: Une déclaration de 11 économistes de premier plan
Les médias d’intérêt public ont rarement été aussi nécessaires. Dans un contexte marqué par une incertitude économique grandissante et d’importants bouleversements politiques, les bénéfices que les organes de presse fiables et indépendants apportent à l’économie et à la société dans son ensemble sont plus que jamais indispensables.
Le Forum sur l’information et la démocratie a convoqué un Panel de haut niveau composé d’économistes internationaux de premier plan. Leur déclaration collective examine les causes de cette crise et propose un plan d’action concret pour les gouvernements du monde entier.
Leur analyse porte non seulement sur les conséquences politiques et démocratiques de la gratuité de l’information, mais aussi sur son importance économique – un aspect qui a été largement négligé jusqu’à présent.
L’IA comme bien public : garantir un contrôle démocratique de l’IA dans l’espace informationnel : 32 Recommandations pour la Côte d’Ivoire
La Côte d’Ivoire, locomotive économique et pôle technologique émergent de l’Afrique de l’Ouest, est confrontée à une transformation numérique rapide. L’intelligence artificielle (IA) s’impose progressivement comme un levier stratégique pour optimiser les processus dans divers secteurs, notamment les services publics, l’agriculture, la santé, et particulièrement les médias.
Dans un contexte marqué par une prolifération des fausses informations et une évolution constante des habitudes de consommation médiatique, l’IA offre des solutions innovantes pour le traitement, la vérification et la diffusion de l’information. Toutefois, cette révolution technologique soulève des défis en matière d’éthique, de protection des données et d’équité dans l’accès aux technologies.
En collaboration avec le Forum, le REPPRELCI a adapté les recommandations de ce rapport au contexte ivoirien afin de promouvoir une utilisation responsable et éthique de l’IA, en particulier dans le secteur médiatique, en prélude des élections présidentielles d’octobre 2025.
L’IA comme bien public : garantir un contrôle démocratique de l’IA dans l’espace informationnel : 19 recommandations pour le Sénégal
Les systèmes d’intelligence artificielle (IA) ont redéfini en profondeur notre façon de produire et de rechercher l’information. En automatisant le traitement de données massives et en permettant une personnalisation accrue des contenus des utilisateurs, ces technologies soulèvent des défis, notamment en matière de protection des données, de transparence, de biais algorithmiques et de risques de manipulation de l’opinion publique.
L’émergence de ces nouvelles technologies, largement dominées par des entreprises des pays du nord, a conduit à un contrôle sans précédent de l’espace informationnel par quelques acteurs privés. En l’absence de frontières dans le cyber espace, les pays d’Afrique risquent de se retrouver vulnérable face à cette hégémonie technologique.
En effet, l’emprise des géants de la tech sur l’espace informationnel est désormais indéniable. Les scandales, tels que celui de Cambridge Analytica doivent nous servir de leçon pour aborder la question de la régulation de l’intelligence artificielle, qui constitue un bien public, comme le souligne la stratégie nationale du Sénégal sur l’IA adoptée en 2023: “Au Sénégal, l’IA sera tournée vers le bien commun, utile à tous, responsable, éthique et digne de confiance”.
Faire de l’IA un bien public précieux pour le développement du Bénin : 16 recommandations aux pouvoirs publics
Grâce notamment au développement de l’internet, l’espace global de l’information et de la communication connaît une rapide évolution. Cependant, cette évolution est contrariée par la propagation d’informations erronées ou manipulées dans l’intention délibérée de tromper ou de nuire. Préoccupés par les dommages qu’entraîne cette situation sur la vie des personnes et la qualité de la démocratie, 30 Etats ont signé, lors de la 74e Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2019, le Partenariat international sur l’information et la démocratie.
Cet accord intergouvernemental adopté aujourd’hui par 55 pays dont le Bénin, vise à promouvoir et mettre en œuvre des principes démocratiques dans l’espace global de l’information et de la communication pour l’accès à une information libre, indépendante, pluraliste et fiable.
Le rapport sur l’intelligence artificielle a fait l’objet d’une série de rencontres d’appropriation et d’enrichissement au niveau national. Le 17 avril 2024, un atelier a regroupé des acteurs étatiques et non-étatiques pour discuter des 200 recommandations du rapport et adapter les plus pertinentes au contexte du Bénin, conformément à la stratégie nationale d’IA et des mégadonnées 2023-2027.
Recommandations sur le projet zéro du Pacte mondial pour le numérique
Le Forum sur l’information et la démocratie et ses partenaires Reporters sans frontières (RSF), Research ICT Africa et Derechos Digitales apprécient l’occasion qui leur est donnée de présenter leurs recommandations dans le cadre de l’élaboration d’un Pacte numérique mondial. Les recommandations présentées ci-dessous visent à inspirer les négociations intergouvernementales en cours aux Nations Unies et à façonner une approche commune aux Etats démocratiques membres du Partenariat pour l’information et la démocratie.
L’accès à une information fiable est une condition préalable à l’exercice du droit à la liberté d’opinion et pour les processus démocratiques en général, tels que les élections, à la prise de décision et la reddition des comptes. L’ère numérique a élargi les possibilités pour les individus d’exercer leurs droits fondamentaux. Par conséquent, le droit international reconnaît que la protection des droits de l’homme doit être maintenue à la fois hors ligne et en ligne, englobant tous les droits, y compris la liberté d’opinion et d’expression. Depuis plusieurs années, le Forum, RSF, Research ICT Africa et Derechos Digitales développent des solutions innovantes pour répondre à ce défi.
Compte tenu du mandat du Partenariat pour l’information et la démocratie, les recommandations présentées ici se concentrent sur la protection et la sauvegarde d’un espace informationnel démocratique qui donne accès à des informations fiables.
L’IA comme bien public : Garantir un contrôle démocratique de l’IA dans l’espace informationnel
Le développement et les rapides progrès de l’intelligence artificielle (IA), de l’intelligence artificielle générative et même de l’intelligence artificielle générale (IAG) transforment l’espace mondial de l’information et de la communication à un rythme presque sans équivalent parmi les innovations technologiques récentes.
Les outils d’IA générative permettent à n’importe qui de devenir facilement créateur de contenu. Cependant, l’IA peut inventer des sources, créer de la désinformation et des deepfakes, ce qui amplifie les dangers de la désinformation et du chaos informationnel, lesquels mettent de plus en plus sous tension nos institutions démocratiques.
Les applications de l’IA prennent aujourd’hui des décisions déterminantes dans l’espace de l’information, étant donné que la quantité d’informations disponibles et de contenus créés dépasse les capacités humaines de consommation, de tri, de modération et de vérification. Actuellement, ce sont principalement des entreprises privées qui décident des règles du jeu, notamment des garde-fous sécuritaires et éthiques qu’elles choisissent de mettre en place.
Nos institutions démocratiques doivent prendre les devants dans l’élaboration et la mise en œuvre de principes et règles démocratiques pour gouverner le développement, le déploiement et l’utilisation de tous les aspects de l’IA dans l’espace de l’information. En l’absence de lignes directrices – y compris d’incitations réglementaires – provenant de nos institutions démocratiques, les développeurs et les déployeurs de modèles et d’outils d’IA risquent de saper les fondements mêmes de nos démocraties, reposant sur un écosystème informationnel crédible et légitime.
L’IA est un bien public et nous devons assurer le contrôle démocratique de l’IA dans l’espace d’information et de communication.
Pluralisme de l’Information dans les Algorithmes d’Indexation et de Curation
D’après le Digital News Report 2022 du Reuters Institute, entre 32 et 82% des personnes, selon les pays, utilisent les réseaux sociaux pour s’informer. Cette tendance croissante a permis aux entreprises technologiques de façonner les choix et les normes de communication et, en fin de compte, de structurer l’espace de l’information et de la communication.
Il a été prouvé que la gestion et la valorisation faites des entreprises technologiques ont de plus en plus nui au débat public, en amplifiant les contenus violents et les théories du complot, tout en peinant à promouvoir la diversité des idées et des informations ainsi qu’à favoriser le pluralisme des médias.
Il est urgent de mettre en place de nouveaux garde-fous pour garantir le pluralisme de l’information en ligne. A l’occasion de la conférence UNESCO “Pour un internet de confiance” organisée le 21 février 2023, le Forum sur la démocratie et l’information a publié le rapport du groupe de travail intitulé “Pluralisme de l’information dans la curation et l’indexation des algorithmes” à l’attention des États et des plateformes numériques.
Régimes de responsabilité des réseaux sociaux et de leurs utilisateurs: Pour passer d’un régime d’immunité à un régime de responsabilité en ligne
Le droit classique sur la liberté d’expression (au regard des restrictions raisonnables telles la diffamation et l’injure, les propos de haine et l’apologie de crimes contre l’humanité) n’est pas adapté aux comptes sur les réseaux sociaux, car s’il permet en principe de statuer sur les contenus, il n’apporte pas de garantie effective s’agissant du traitement des comptes eux-mêmes (responsabilités, sanctions, etc).
Les seules règles sur les suspensions ou suppressions et la visibilité des comptes ont été développées par des plateformes, pas par des institutions publiques.
Certains exemples ont montré que la modération des comptes ne saurait être laissée à la seule appréciation des plateformes numériques et réseaux sociaux.
Ainsi devient-il urgent de développer des régimes de responsabilité pour les comptes de réseaux sociaux, fondé sur des principes démocratiques, et mis en œuvre par des institutions publiques.A l’occasion du second Sommet pour l’information et la démocratie, le 22 septembre 2022, le Forum a publié le rapport du groupe de travail intitulé « Des régimes de responsabilité pour les réseaux sociaux et leurs utilisateurs ». S’appuyant sur plus de 80 contributions d’experts internationaux, il développe des régimes de responsabilités spécifiques pour les plateformes numériques et leurs utilisateurs.
Un New Deal pour le journalisme: Développer un cadre de régulation et d’autorégulation
Le bouleversement de l’écosystème des médias et la nouvelle distorsion de concurrence imputable au changement de paradigme technologique met en péril la soutenabilité du journalisme, ce qui représente un danger démocratique majeur.
Le groupe de travail demandera à des experts, des universitaires et des juristes du monde entier de proposer des recommandations sur des politiques de régulation augmentant directement ou indirectement les revenus des médias qui abordent les questions soulevées par trois défis structurels. Le 16 novembre 2021, le Forum sur l’information et la démocratie a publié le rapport du groupe de travail sur la soutenabilité du journalisme sous le titre Un New Deal pour le journalisme
Pour mettre fin aux infodémies
L’infodémie à l’occasion de la pandémie de Covid-19 démontre si besoin en est le caractère impératif de garanties pour la liberté d’opinion et d’expression, notamment pour le droit à l’information fiable, dans l’espace digital.
Le Forum sur l’information et la démocratie lance son premier groupe de travail dont l’objectif est de formuler un cadre de régulation et d’autorégulation en réponse aux infodémies sur quatre sujets spécifiques.
Le 12 novembre 2020, le Forum sur l’information et la démocratie a publié le rapport du groupe de travail intitulé « Pour mettre fin aux infodémies ». A partir d’une centaine de contributions d’experts internationaux, il met sur la table 250 recommandations pour endiguer un phénomène qui met en péril les démocraties et les droits humains, y compris le droit à la santé.